fragments d’histoire

événements en bref

La Confrérie des Corsaires

  • Basse-Terre

En 1674, Basse-Terre s’impose comme le siège du Gouvernement et le port principal. Basse-Terre est le plus ancien port de la Guadeloupe et est relié par cabotage au centre martiniquais du commerce transatlantique des Petites Antilles.

Les documents de l’époque parlent sans autre distinction du « Port de Guadeloupe » car Basse-Terre est l’unique fenêtre de l’île sur le monde extérieur.

Les corsaires font partie intégrante de l’histoire des ports de Guadeloupe. La course confirme la vocation de la Guadeloupe d’île ouverte sur les étrangers.

À Basse-Terre, affluent pirogues, chaloupes et canots qui viennent des anses et mouillages des autres quartiers, ou descendent de rivières proches et les barques des caboteurs qui font la navette avec Marie-Galante ou la Martinique.

Cette activité pratiquée en Guadeloupe signifie la poursuite du commerce avec les étrangers (Nord-Américains, Hollandais, Danois à Saint-Thomas et Sainte-Croix et Suédois (Saint-Barthélemy).

 

  • Bataille des Saintes

La guerre d’indépendance des États-Unis d’Amérique fut une revanche, mais nous eûmes le malheur de perdre, la bataille des Saintes (12 avril 1782) où le comte de Grasse se fit battre par Rodney et perdit 5 vaisseaux, 6 de leurs capitaines et 3.000 hommes.

 

  • 1789

Dans les deux dernières guerres du règne de Louis XIV, celle de la ligue d’Augsbourg et celle de la Succession d’Espagne, les colonies, abandonnées à leurs propres ressources, avaient beaucoup souffert. Des alternatives de revers et de succès avaient épuisé les colons et ruiné le commerce mais l’énergétique vitalité de ces possessions était telle que la prospérité était vite revenue et, lorsque survint la révolution, Les Antilles, Saint-Domingue, jouissaient d’un degré d’inouï de richesse.

En 1789, il y avait à la Guadeloupe 598 sucreries dont 139 à vent, 148 à eau et 228 à bœufs. La surface cultivée en cannes était de 26.970 carrées. Le café représentait 7.023 carrés (18.800.000 pieds) ; le coton 8.200 carrés (11.975.000 pieds) et le cacao 190 carrés (450.000 pieds).

On comptait 12.256 bêtes à cornes, 4.092 chevaux, 3.763 mulets, 17.060 moutons, porc et cabris.

 

  • « Indes Occidentales (West Indies) »

Christophe COLOMB qui croyait avoir touché aux Indes, les appela « Indies ». Les Anglais pour les distinguer des Indes Orientales, les consacrèrent « Indes Occidentales » (West Indies) et les Espagnols les divisèrent en « bar lo vento et solo vento », les îles du Vent et îles sous le Vent.

Les îles sous le vent situées au Nord-Ouest, sont Cuba, Jamaïque, Saint-Domingue, Porto Rico et toutes les petites îles environnantes, connues aujourd’hui sous le nom de « Grandes Antilles » ;

Les îles du vent qui forment le groupe des « Petites Antilles », allant de Saint-Thomas à la Trinidad, comprennent principalement Saint-Thomas, Sainte-Croix, Saint-Jean, Saint-Christophe, Antigue, Guadeloupe, Montserrat, Dominique, Martinique, Sainte-Lucie, Tobago, Grenade, Saint-Vincent, Barbade et Trinidad.

 

  • La Guadeloupe sur le plan Militaire

Au point de vue militaire, La Guadeloupe possédait en 1789 le personnel suivant :

– Un Gouverneur, un commandant en second, un intendant, un colonel et un commandant particulier à Marie-Galante ;
– État-major. Un lieutenant-colonel, un lieutenant du roi pour le fort Saint-Charles et la ville de Basse-Terre, un major d’infanterie, un ide-major ;
– Corps d’artillerie des colonies. Un commandant, un officier d’artillerie.
– Corps Royal de Génie. Un capitaine, un lieutenant ;
– Le Régiment d’Infanterie de la Guadeloupe. Créer par ordonnance du roi le 18 août 1772, porte à deux bataillons par celle du 1er mai 1775 et à trois bataillons par celle du 26 février 1784. Un colonel, 15 compagnies avec leurs officiers ;
– Les Milices. Organisées suivant l’ordonnance du 1er janvier 1787 et comprenant des compagnies de dragons, de canonniers, de milice proprement dites (ou Infanterie des Blancs) et de gens de couleur.

Les uniformes de ces troupes étaient réglés comme suit :

– Dragons, Habit rouge, doublure verte et culotte blanche. Boutons, parements et revers rouges, poches en longs.
– Canonniers, Habit blanc, doublure verte et culotte blanche, boutons jaunes, parement et revers rouges, poche en long.
– Milices et gens de couleur. Habit blanc, doublure verte et culotte blanche. Boutons blancs, parements et revers rouges, poche en long.

Carte au trésor de la buse
  • La Guadeloupe sous Victor Hughes

Plusieurs communes avaient des noms religieux, Hughes les faits changer, Sainte-Rose devient « Tricolore » ; Saint-François « Égalité » ; Sainte-Anne « Fraternité » ; Port-Louis est remplacé par Port-Libre et Pointe à Pitre par « Port de la Liberté ».  Ces dénominations n’ont pas subsisté après le départ du conventionnel.

L’église de Pointe à Pitre avait donné asile aux Anglais durant la bataille du 1er au 2 juillet, il donne l’ordre de la détruire, ce qui fut fait. Celle de Saint-François, à Basse-Terre est transformée en maison de ville et il décrète que chaque décade il y sera prononcé des discours civiques.

Sur la place Nolivos, à Basse-Terre, il fait élever un mausolée à la mémoire des soldats morts pour la patrie et portant cette inscription :

« Aux mânes des défenseurs de la Patrie morts pendant la conquête de la Guadeloupe, après six mois et huit jours de combat. »

 

  • Les monnaies

Les monnaies ayant alors cours dans la colonie étaient les suivantes :

Pièces d’or Fr .c liv.col sous dem

 Louis de 48 livres tournoi

-de 24-

La pièce d’or de 40 francs

La pièce d’or de 20 francs

Le quadruple

La Moëde de 3 gros 54 grains

La Guinée

47.43

23.71

40.00

20.00

86.49

45.00

26.76

87.15.0

43.17.6

74.0.0

37.0.0

160.0.0

83.5.0

49.10.0

Pièce d’argent

L’écu de 6 livres tournois

-de 3-

La piastre, dite gourde entière

La gourde percée

 

5.80

2.90

5.41

4.86

 

10.15.0

5.7.6

10.0.0

9.0.0

La Moëde était une pièce d’or portugaise à l’effigie de Jean V, Joseph 1er, Marie et Pierre III, de face et au revers aux armes de Portugal. Elle était très commune alors aux Antilles et valais 45 francs.

 

  • Antoine Fuët

Il se maria le 2 Juin 1800 avec Marie Magdeleine Dutour. Le 10 Juillet 1805, Antoine Fuët reçut la Légion d’honneur des mains du Général Ernouf, au camp de Bologne, devant toute la population. On venait de très loin pour voir décorer le célèbre capitaine Moëde. Tous les capitaines corsaires de la Guadeloupe étaient présents avec leur équipage. L’honneur était grand pour tous, car enfin, une reconnaissance venait de la lointaine métropole. Antoine Fuët reçu le même jour l’Aigle d’argent et fut le premier habitant de la Guadeloupe et aussi le premier Narbonnais dans l’ordre de la Légion d’honneur.

Pour rappel : Trop loin de la métropole, ils étaient les héros oubliés, bien trop retirés des champs de bataille de la République et de l’Empire. Ils ne bénéficiaient que rarement de la tribune du « Moniteur Universel ». Pendant 10 ans notre héro va fendre les flots, allant de victoire en victoire, se battant à la tête des corsaires de la Guadeloupe contre l’Amérique, contre l’Angleterre.

 

  • L’Équipage de Fuët

À son bord 22 hommes d’équipage, les meilleurs, sachant manier le mousquet et la hache, valant chacun au moins deux marins ordinaires. Son second et maître d’équipage, un immense mulâtre, s’appelait Tom. Ce dernier avait pour son capitaine une fidélité et une admiration sans bornes.

Autre personnage important, le maitre-canonnier. Il avait la charge de la Sainte-barbe, c’est-à-dire la soute à munitions, un métis indien, de noir et de blanc, du nom de Zoye.  Mais il n’avait pas son égal pour pointer une pièce et il arrivait souvent à démâter un adversaire avec un seul boulet. Antoine Fuët avait soigneusement choisi ses hommes.

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